La malédiction de la page 6

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14 juin 2018 par ifeelblue

écrire

Alors que je fouillais dans mes vieux dossiers et sous-dossiers, je suis tombée sur des ébauches de romans. Des tentatives avortées, des idées pas développées, des personnages abandonnés.

Ce qui m’a marquée, c’est qu’à chaque fois, je me suis arrêtée à la page 6. J’ai mon idée de base, je pose le contexte, j’introduis mon personnage principal et puis ensuite… blocage. Comme si je n’arrivais pas vraiment à me lancer, en fait. Ou alors c’est peut-être une histoire d’inspiration. Ou de manque d’assiduité. Ou de mauvaises idées.

J’ai envie de retenter et, cette fois, d’aller jusqu’au bout. Mais je ne suis pas quelqu’un de persévérant. Peut-être faudrait-il que je m’impose un calendrier ou des échéances avec des comptes de mots. 1000 mots chaque jour, ou un truc du genre. Mais est-ce que ce genre de « contrainte » ne tue pas l’inspiration?

J’ai plusieurs idées, dans des genres complètement différents. J’en suis encore au stade de l’élaboration, me creusant la tête pour démêler le bon du moins bon, les yeux dans le vague et l’air d’être complètement ailleurs. Tout en espérant cette fois-ci que j’arriverai à dépasser la fameuse page 6.

 

 

[Photo by rawpixel on Unsplash]

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19 réflexions sur “La malédiction de la page 6

  1. mamanaparis dit :

    C’est amusant, en lisant le titre je pensais que tu évoquais la page people d’un journal New Yorkais 😉 Dans un autre genre, car je ne suis pas écrivan, il m’arrive d’être en panne de motivation pour le boulot – comme ce matin. Bravo pour ton très joli blog et bon courage!

  2. Estelle dit :

    Persévérance, je crois que c’est le bon mot pour réussir à écrire un roman… Mais patience aussi, car il faut parfois laisser décanter un moment avant que les pages se remplissent. J’ai écrit un roman en entier (non publié car jamais présenté…) et un deuxième est en route. Pour chacun, il s’est écoulé environ deux ans entre les premières pages et l’écriture régulière du reste, comme s’il avait fallu ce recul pour pouvoir continuer/commencer vraiment à écrire.

  3. Melgane dit :

    Si tu manques de persévérance, ce n’est pas, à mon sens, en mettant un calendrier que ça va améliorer les choses, parce qu’au final ça fera comme une prison, une obligation…
    Il y a un conseil qu’on dit beaucoup c’est « commencez par écrire des nouvelles, pour voir que vous pouvez finir une histoire » mais le problème n’est parfois pas là !
    Peut-être que c’est le mot « roman » qui te bloque ? Un roman tout de suite c’est forcément un truc long, puis il y a tous ces romans qu’on a lu avant, qu’on a adoré, alors il faut être à la hauteur…! Peut-être que la solution ce serait de ne pas considérer ces histoires comme des romans, mais comme des histoires que tu dois mener au bout ?
    Je le fais aussi, mais pour d’autres raisons. J’ai les « romans » (que je qualifie ainsi parce que, quand je commence, j’ai un fil rouge, je sais ce que je veux raconter, j’ai la fin en tête et tout un univers…) et les « trucs » (je me lance avec juste une idée de départ, une poignée de personnages, un univers basique, et rien de profond à raconter (je m’en sers juste pour jeter des émotions)). Et là, l’un de mes trucs, doit avoir dans les 50 000 mots, voir beaucoup plus, soit déjà un petit roman, sachant que je ois être qu’à la moitié même pas… Mais je ne les considère pas comme des romans parce qu’ils n’ont pas la même fonction et je ne les aborde pas de la même manière (par exemple il y a des histoires d’amour, ce que je ne fais jamais dans les romans (que ce soit les écrits ou les idées).
    Peut-être que c’est ce mot « roman » qui te bloque et qu’il faudrait que tu t’en détaches : tu n’écris pas des romans mais des histoires ?

    • ifeelblue dit :

      tu as peut-être raison, peut-être que c’est le concept même qui me bloque, l’idée de s’engager sur une certaine durée… je devrais peut-être écrire tout simplement, sans me mettre de pression et sans m’imposer d’écrire un roman. Les nouvelles, c’est bien aussi 😉

      en tout cas, je suis admirative de ta productivité!

      • Melgane dit :

        Ce n’était pas vraiment le sens de mon propos ! Au contraire même !
        Le sens de mon propos c’était plutôt : une histoire longue n’est pas forcément un roman. Je ne voulais pas dire « contente-toi des nouvelles » : je vouais dire : « détache-toi du mot « roman » ». Toute histoire longue n’est pas forcément un roman ! Si le mot te bloque, considère que tu n’écris pas un roman mais une histoire longue en plusieurs chapitres… 😉

        Haha je ne suis pas tant productive que ça ! 50 000 mots ça parait beaucoup, mais c’est étalé sur un an (j’ai commencé en septembre 2017 me dit Word)… Et en plus c’est juste le « truc ». Mon roman (dont j’attends actuellement les retours des bêta-lecteurs) je l’ai avancé lentement… (ce mois-ci ça fait 2 ans et demi) et je n’y ai pas touché pendant plusieurs semaines parce que je ne prenais pas le temps (puis là avec la coupe du monde… xD)

        • ifeelblue dit :

          même si c’est étalé sur 1 an ou 2, tu réussis à aller jusqu’au bout de tes idées et tu as écrit plusieurs trucs, c’est vachement bien!

          • Melgane dit :

            En vrai j’ai écrit qu’un seul roman. Les autres trucs c’est des trucs pas finis, qui me servent juste à vider les émotions, donc généralement je m’arrête assez vite, même si j’ai les idées, parce que je capte plus l’ambiance… le deuxième roman j’attends d’avoir vraiment fini le premier (correction après retour des bêta-lecteurs). Et surtout d’avoir fait toutes mes recherches (je voudrais faire parler mon personnage principal comme au XVIIème, ça va être une mission ardue). Mais je suis pas toujours allée au bout de tous mes trucs. AU contraire même ! Là, le roman, c’est le premier vrai projet d’importance que je termine. Le truc que j’ai terminé avant c’était… pas top, mais c’était terminé ! Donc je pense que tu peux aussi finir des trucs 🙂

            • ifeelblue dit :

              ah ouais, faire parler un personnage comme au XVII c’est un sacré challenge ça ^^

              quand tu dis que tu arrêtes parfois des trucs parce que tu ne « captes plus l’ambiance », c’est un peu ça qui m’arrive aussi. Ça et le fait qu’il y ait tellement de possibilités (est-ce que je fais partir ça dans ce sens-là ou est-ce que je prends plutôt cette direction?). Je suis qqln de très indécis donc trop de choix tue le choix 😀

              • Melgane dit :

                Ouais ! J’espère qu’un linguiste acceptera de me relire pour s’assurer que j’aie pas fait de conneries ! Parce que je veux pas que ça soit caricatural ! C’est juste que le personnage ça fait 200 ans qu’il est dans les vapes, donc il peut pas parler comme les autres…

                Peut-être que la solution pour toi serait de faire un plan général, avec des fiches de personnages et tout le tintouin ?

                • ifeelblue dit :

                  hmmm j’ai peur que ça nuise à la spontanéité de l’écriture et à mon inspiration, que ça donne un cadre trop « rigide » au truc… mais faudrait que j’essaye!

                  bon courage pour ton perso, ça doit être un sacré boulot de recherche!

                • Melgane dit :

                  Je te comprends ! La seule fois où j’ai essayé de faire un plan ça m’a tuée ! Du coup je pars sans plan et sans fiches de personnages !

                  J’ai un dico du français classique (littéraire) qu’il faut que je lise, et aussi faut que je commande une introduction à la syntaxe. Pour m’imprégner je vais aussi lire Bossuet. Mais je préfère ça que faire parler mon personnage comme les autres alors qu’il a 200 ans de retard…

  4. Comme je comprend… Je n’ai pas la hantise de la page 6 en particulier, mais j’ai aussi commencé quelques ébauches d’histoire, sans pour autant aller jusqu’au bout. Si tu trouves une solution, je suis preneuse ! haha 🙂

  5. Adele dit :

    Fin 2013 j’ai découvert le blog Alors voilà qui a été un choc pour moi. Ça m’a « ouvert les chakras ». En 2014, en 9 mois, jour apres jour, j’ai écrit un roman (non publié). Une nécessité, une évidence.
    Depuis, je bloque, j’écris quelques pages et j’abandonne. Les chakra se sont refermés et ça m’attriste.
    Alors si tu trouves comment décoincer l’inspiration, je suis preneuse.

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