Ma vie au Canada – L’eldorado professionnel

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17 février 2015 par ifeelblue

mavieaucanada5

On a cette idée qu’au Canada, c’est ultra simple de trouver du boulot. Et dans un sens, c’est vrai. Mais tout dépend du boulot.

J’ai croisé bon nombre d’expatriés déçus, voire même dégoutés, parce qu’ils ne trouvaient pas de travail dans leur branche. Pour certaines professions, il existe des ordres dont il faut absolument être membre, ce qui ne facilite pas la chose.

En ce qui me concerne, j’ai commencé par des petits boulots « alimentaires » (qui sont eux, vraiment faciles à trouver) parce qu’avoir une expérience de travail ici (et donc des références) (que ce soit pour le boulot ou pour trouver un appartement, avoir de bonnes références est primordial) (et j’arrête avec les parenthèses, c’est fatiguant à la fin), c’est important. J’ai gravi les échelons par la suite.

job

J’ai l’impression qu’ici, on nous donne une chance. Après, c’est à nous de faire nos preuves. Et si on ne fait pas l’affaire, on se fait dégager. C’est plus simple de se faire embaucher, mais c’est aussi plus simple de se faire virer. Même avec plusieurs années d’ancienneté.

Alors oui, j’ai eu des opportunités ici que je n’aurais probablement (certainement) jamais eues en France. Par contre, c’est pas toujours simple, ça tombe pas tout cuit et il faut être prêt à faire des petits boulots ou à commencer en bas de l’échelle pour payer le loyer en attendant de trouver mieux ou de monter en grade (ce qui peut prendre du temps).

Comme pour tout, si on idéalise la situation, c’est la déception garantie. Et ce point-là ne fait pas exception à la règle.

 

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15 réflexions sur “Ma vie au Canada – L’eldorado professionnel

  1. Bernieshoot dit :

    avoir une chance c’est déjà beaucoup en ce moment

  2. Ah l’emploi au Canada le sujet le plus sensible pour moi puisqu’on fait parti des familles qui sont tombées de très haut une fois arrive au Québec !
    Sélectionné pour son métier, Fred n’aura jamais trouvé de job dans son domaine…heureusement en Alberta il a trouvé tout de suite dans son domaine et il a même eu le luxe de choisir sa boite !

    Mais clairement, on nous vend un Eldorado (en tout cas pour le QC) et même quand on recommence en bas de l’échelle ou avec un job alimentaire, trouver dans son domaine par la suite n’est vraiment pas garantie, je trouve dommage que certains blogueurs exapts laissent circuler ce ‘mythe’ plutôt que dire la réalité du marcher.

    Je préfère dire à une famille qui me contacte via le blog, que non sont domaine n’est pas hyper recherché ici, et bien souvent je perds des lecteurs et ces personnes, ne me réponde même pas, mais au moins s’ils viennent malgré tout, je préfère être la ‘méchante’ qui les avaient prévenues que (plutôt que celle qui les a fait rêver) tous les domaines ne sont pas en pénuries et que faire sa place ne se fait pas en claquant des doigts sauf rare exception, ou pour ceux qui viennent avec beaucoup d’argent, comme dans tous les beaux reportages que l’on nous montre en France.

    La famille de cadres sup parisiens, qui vend sa maison dans Paris, qui vient ici achète un super appart/maison avec vue, qui monte sa boite, qui ne sera jamais confrontée à la réalité du marché de l’emploi québécois et qui vantera cette province à coup de sorties en chiens de traineau, de ski et voyages… Bon j’arrête, grrr désolée tu vois je m’énerve toute seule

    • ifeelblue dit :

      oui j’avais vu sur ton blog quand tu faisais le bilan de votre expatriation, tu avais mentionné cette « déception » par rapport au travail… et je comprends complètement! en ce qui me concerne, je suis venue au Canada à la base en pensant que ce serait temporaire, j’étais dans le flou par rapport à ma « carrière » (qui n’en était pas une à l’époque), et je n’avais vraiment aucune attente de ce point de vue là. Alors forcément, comme je ne m’attendais à rien, je n’ai pas été déçue! 😀

      Comme je le disais, j’ai eu des opportunités ici que je n’aurais pas eues en France (parce que pas les diplômes ni l’expérience qu’il faut) donc ça s’est très bien passé pour moi, maintenant je ne ferais pas de généralité en me basant simplement sur mon parcours, j’ai conscience que ça peut être très difficile, surtout si on a déjà un métier et une certaine idée de ce qu’on veut. Et puis ça dépend des domaines aussi!

      Mais tu as raison, je trouve que de vendre le truc en disant que tout est rose et qu’il n’y a aucun obstacle, ce n’est pas rendre service aux personnes qui pensent s’installer ici…

  3. C’est vrai qu’one st decu de ne pas trouver du travail dans notre domaine, mais l’erreur que font les francais c’est d’atterir ‘a Montreal et de ne plus en bouger Du coup les offres sont plus rares. Le Canada est un continent, il suffit jsute d<aller dans d<autres provinces pour trouver du travail plus rapidement. 'A montreal j<ai essaye 1 an mais rien voila pourquoi nous sommes en Alberta, j<ai trouve du travail au bout d<une semaine et dans mon domaine, idem pour Mr pain depice 🙂
    Donc un conseil, quand ca coince faut bouger !!!

    • ifeelblue dit :

      je pense aussi que si on veut absolument trouver dans un domaine précis (ce qui est souvent le cas), il faut bien se renseigner sur le marché du travail concernant ce domaine et ne pas se fermer de porte, envisager d’autres villes que Montréal… comme ce que vous avez fait, au final, vous n’avez pas hésité à bouger et vous avez eu bien raison! 🙂

  4. Let It Snow dit :

    Dans mon cas plus le temps passe, plus je me dis qu’en tout cas ce n’est décidément pas une bonne idée d’être une française dans la com à Montréal 😉 du coup les projets sont chamboulés, tant pis, tant mieux.
    Toujours aussi agréable de te lire.

  5. heylinaa dit :

    C’est vrai que si l’on part avec trop d’attentes, j’imagine qu’il y a de quoi être déçue. Perso ce que je trouve bien dans certains pays, c’est qu’ils laissent leur chance aux candidats à l’emploi en se basant davantage sur la motivation que sur l’expérience. Après on ne peut pas s’expatrier en imaginant que le Pays où on va vivre est le Monde des Bisounours car là, la chute sera rude.

  6. Océalie dit :

    Intéressant. C’est un peu comme en Australie ou en NZ si je comprends bien. On te laisse ta chance, et ce même si tu ne maîtrises par l’Anglais ! Je trouve ça génial. Mais après le marché de l’emploi est beaucoup plus flexible. Par contre, je suis assez navrée de l’étroitesse d’esprit en France. Pas facile pour un étranger avec un accent de trouver un boulot, même alimentaire.

    • ifeelblue dit :

      j’ai cette impression en tout cas, qu’on te laisse + facilement une chance. Après, ça dépend aussi des boulots, on va pas embaucher qqln sans aucune expérience pour un poste de directeur hein 😀

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