Expatriation : l’éternelle question du retour définitif en France

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15 janvier 2015 par ifeelblue

retour

Je fais une grosse généralité à partir de ma situation personnelle, car je sais bien que cette question ne se pose pas du tout pour de nombreux expat, qui se sentent complètement chez eux dans leur pays d’accueil. Mais la lecture de cet article de Cheesecake and Travel m’a fait réfléchir, une fois de plus, au retour en France.

À la base, mon séjour au Canada devait être temporaire. J’avais un PVT d’un an, non renouvelable, et j’étais persuadée de rentrer en France après ces 12 mois. Et puis finalement, plusieurs années ont passé et je suis toujours là. J’ai bien failli rentrer en France l’année dernière, et finalement, j’ai juste changé de province. J’avais besoin de changer d’air, de bouger, et c’est ce que j’ai fait.

Mais l’idée d’un retour définitif en France est toujours présente, dans un coin de ma tête. Elle n’est associée à aucune date, aucune ville, aucun plan concret. Mais elle est là.

Parfois, j’ai vraiment hâte de rentrer. De pouvoir faire des week-ends improvisés avec des amis. De pouvoir voir mon neveu grandir. De pouvoir aller manger chez mes parents et ne rester que quelques heures. Avec Monsieur Blue, on fait la (longue) liste des trucs qu’on achèterait lors de nos premières courses : du thé glacé à la mangue, du fromage, des Granola, du Crunch… On rêve d’une petite boulangerie où on irait s’acheter du pain et des croissants (oui, nous sommes des clichés vivants).

Parfois, cette idée m’angoisse terriblement. Du point de vue pratique d’abord, car un déménagement transatlantique, c’est de l’organisation (et un budget, j’imagine). Mais aussi (surtout) du point de vue psychologique. Serais-je capable de me réadapter? Y aurait-il des choses qui m’irriteraient et si oui, serait-ce surmontable avec le temps? Les choses ne seraient plus comme avant, plusieurs années ont passé. Suis-je prête à affronter cela? Suis-je prête à dire au revoir au Canada?

Mes parents vieillissent et je ne veux pas rentrer trop tard. J’en ai marre de louper tellement de mariages, de naissances, de grands événements… Mais aussi tout simplement le quotidien. Alors je sais qu’un jour, j’achèterai un aller simple et je rentrerai en France.

Mais pas tout de suite.

Non, pas tout de suite.

 

 

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56 réflexions sur “Expatriation : l’éternelle question du retour définitif en France

  1. Pimpf dit :

    Je ne suis pas du tout dans ton cas mais on peut comprendre ton approche, à la fois tu as envie de vivre ta vie comme bon te semble, et parfois retourner à ses racines, et ses proches , sa famille, mais à force d’être loin on se recrée aussi de nouveau proche et une sorte de famille lointaine, mais ce n’est pas vraiment pareil.
    On arrive aussi à un âge ( je veux dire par la quand on a plus 20 ans 😉 ) ou on voit ses parents ou sa famille proche vieillir , grandir, et on est pas la ça fait bizarre, pour certains on aimerait passer du temps avec eux parce que la vie fait déjà que le boulot nous prend pas mal de temps au quotidien et qu’il faut avancer , mais ceux qui sont chers à nos yeux et dans notre cœur on a toujours peur de ne pas y consacrer suffisamment de temps afin de ne pas avoir de regrets ensuite quand ils ne seront plus la… enfin bref je brode mais j’espère avoir compris ton approche . Profites, vis ta vie, éclates toi pour l’instant , tant que tu es heureuse c’est l’essentiel 🙂

    • ifeelblue dit :

      oui c’est exactement ça! d’un côté je suis bien ici mais de l’autre, ne pas pouvoir partager le quotidien avec mes proches (ma famille) est difficile, parfois. Comme tu dis, il y a la peur d’avoir des regrets ensuite. Je vois mes parents vieillir et je me dis que je veux pouvoir encore passer du temps avec eux pendant qu’ils sont encore en bonne santé et qu’ils ont toute leur tête… En fait, idéalement, il faudrait que ma famille vienne vivre ici 😉

  2. Anne dit :

    7 ans aujourd’hui que j’ai débarqué au Canada et comme toi, je pense, je sais, qu’un jour je rentrerai en France, parce que ça me manque, mais pas encore assez pour faire le saut dans l’autre sens!
    Merci pour ce beau texte qui reflète exactement mon état d’esprit aussi!

  3. Lexie dit :

    « Passer juste qq heures », oui c’est vrai que j’aimerais retrouver cette possibilité. Les voir sur un coup de tête, demander « tu es dans le coin ce midi? ». Mais curieusement, j’en ai comme fait le deuil. Retourner en France est qq chose qui nous effraie plus que tout. Mais c’est peut-être aussi parce qu’on a mis longtemps à venir. Ce n’était pas prevu mais les événements de la vie ont repoussé notre départ de plusieurs années (il devait être en pvt aussi au départ). D’un projet « pour voir », c’est devenu dans notre esprit « definitif ». Ce qui ne veut pas dire qu’on ne rentrera jamais, pas du tout. Mais à l’heure actuelle on le vivrait comme un échec, c’est certain. J’ai deux amies d’ici venues « pour voir », l’une pour un travail qu’elle avait obtenu, la seconde pour un semestre d’études. Elles sont restées qq années de plus. Et puis elles sont reparties… pour revenir. Je pense – enfin elles pensent plutôt – qu’elles avaient besoin de ça, de confronter leur désir de retour à la réalité, pour savoir ce qu’elles attendaient vraiment de leur vie (ou du moins de l’endroit où elles voulaient la mener lol).

    • ifeelblue dit :

      c’est un truc qui me fait peur: rentrer pour finalement revenir. Autant je ne vivrais pas le retour en France comme un échec (ça aurait été le cas si j’étais rentrée la 1ere année par exemple, mais plus maintenant), autant je crois que je vivrais mal un « retour raté ». Après, le fait de rentrer peut nous faire ouvrir les yeux sur plein de choses, et j’ai parfois peur d’idéaliser un retour éventuel en France, pour finir par être déçue.

  4. Mélanie dit :

    A peine un an que je suis arrivée aux USA et j’avoue me poser de plus en plus la question du retour… est-ce pour me rassurer que je me laisse cette porte ouverte? Ma vie sera-t-elle meilleure si je rentre au bercail? Car si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs (ici) le sera-t-elle en France?

    • ifeelblue dit :

      je ne sais pas si on peut raisonner en terme de « où est-ce que l’herbe sera plus verte », car c’est un peu ce qu’on réalise quand on part à l’étranger: l’herbe est pas + verte, juste un vert différent 😉 il y a des avantages et des inconvénients dans tout pays, après, la question je crois qu’il faut se poser, c’est : qu’est-ce qui est le + important pour nous? Autrement dit, quels sont les avantages qui comptent le plus, quels sont les inconvénients qu’on peut plus facilement tolérer.
      En tout cas, je comprends tout à fait ton dilemme!

  5. madameananas dit :

    Salut,

    Nous sommes en Californie depuis Septembre, notre vise est valable jusqu’en Juin 2016. Pour le moment, pas question pour nous de rester plus ou en tout cas pas d’extension de plus de 6 mois. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on ne sent pas du tout assez américains, trop européens. Il y a aussi pour le coté familial et ami c’est sur, mais aussi tous ces petits trucs qui font que l’on est bien en Europe (pouvoir voyager en -2h dans un pays complètement différents, acheter a manger sans scruter les étiquettes à la loupe, trouver de bons ptits restos qui sont pas de grosses chaines, avoir des artisans boulangers, bouchers, poissonniers ou autre, se déplacer à pieds ou transport en commun…). Bref c’est cool ici, c’est une super expérience, mais on s’y voit pas vivre toute notre vie!

    A+
    Karine

    • ifeelblue dit :

      l’essentiel c’est de profiter de l’expérience, car comme tu le dis c’est une super expérience. 🙂 je comprends en tout cas ta position, je sais qu’après quelques mois au Québec, j’avais envisagé rentrer plus tôt que prévu parce que je ne m’y sentais pas bien. Au final, c’était juste une phase qui est passée, mais ça revient régulièrement. Et je me retrouve dans tous les avantages que tu cites, ce sont les trucs qui me manquent!

  6. reflete mon cas aussi. tu m’as touché lorsque tu as evoqué tes parents… 😦 eh oui il faut qu’on se reunisse un jour ou l’autre et jespere pour bientot !

  7. Pomdepin dit :

    Tu sais que je ne suis pas du tout dans cette optique, mais c’est certainement plus facile en étant moins loin. Je me sens chez moi en Angleterre, pourtant je serais prete a partir, mais pas pour la France. La France de mes souvenirs n’existe plus, et j’ai changé aussi. Aller dans un nouveau pays, c’est aller vers la decouverte, aller en France c’est plonger dans une nostalgie qui ne me tente pas. Parcel pour l’Irlande, je l’ai quitté il y a bientot 9 ans, j’y reviens’ en vacances avec plaisir, mais c’est tout. il y a bien sûr la famille, mais il y a aussi les enfants. Ils ne sont pas français, leur vie est ici.

    • ifeelblue dit :

      tu sais, j’ai envisagé un moment l’Angleterre ou l’Irlande, parce que ce serait continuer de vivre à l’étranger, dans un milieu anglophone (ce que j’adore), tout en se rapprochant. De là-bas, c’est possible de rentrer en France pour un week end, une semaine,… Mais en même temps, repartir de zéro dans un pays inconnu, je sais pas si je suis motivée pour le refaire.

  8. Mamzelle Papotine dit :

    Il y a aussi la famille que tu construis… As-tu envie de faire grandir BabyBlue dans la France d’aujourd’hui ?

  9. carrie4myself dit :

    Je ne voulais pas restee en Gb et en suis partie 14 ans après. J’ai eu des remords, puis plus envie d’y revenir. Je sais ce que ça implique. J’etais seule, a comparer de Pomdepin et donc chaque vacance = retour en France, peu de monde est venu me voir! Et étant proche de mes parents, ayant tous les 2 dépasses plus de 70 ans…je me dis que revenir serait bien.
    La Belgique est plus proche/plus facile a traverser en tout cas que la GB.
    Je me tate donc, tout en me disant (pour des raisons pro) que la GB me tend toujours ses bras….et pour une chercheuse de job, comme c’est mon cas en ce moment, le coeur balance

    • ifeelblue dit :

      c’est sûr que c’est délicat car il y a tellement d’aspects à prendre en compte! la famille et le boulot! mais en même temps, rien n’est jamais définitif, à moins qu’on le veuille, et il est toujours possible de changer, de re-déménager… Ma mère approche des 70 ans alors je te comprends!

  10. Bernieshoot dit :

    Je n’ai finalement jamais été expat mais j’ai failli (pour la Namibie) et avant de prendre la décision d’y aller j’avais rencontré des français là-bas, bon nombre était venu pour un an et ne sont jamais rentrés parce que leur vie était là-bas .. .
    L’organisation d’un retour c’est « juste » de l’organisation le plus compliqué c’est le choix de vie

  11. Alors, je comprend bien ton soucis, j’ai ma cousine au quebec et elle aussi se pose des questions, ca va faire 10 ans qu’elle est là bas, elle a la double nationalité maintenant et elle ne sait pas si elle pourra rentrer un jour, mais ca la tente (heu je suis mitaine, si tu te souviens de moi…?) je ne suis bien sur pas dans ton cas, je suis en france, cela dit mes parents sont loin, et quand bien meme je sois dans le meme pays qu’eux, c’est une galere pour monter, le budget (meme si c’est evidemment pas comparable) et etc..j’aimerai parfois aller juste prendre un café chez maman et rentrer chez moi, mais non, si je viens, faut que ca soit rentable, au moins une petite semaine, et c’est pas la meme chose… pour autant, meme si je vais louper la naissance de mon neveu, je sais que ma vie est dans ma région actuelle…. Bref, le tout pour toi est d etre prete, et ce n’est visiblement pas ton cas 😉 Tu as déjà franchi un petit pas en t’interrogeant…. 😉

    • ifeelblue dit :

      c’est clair que même dans le même pays, si on est loin, c’est galère aussi et on ne peut pas forcément rentrer sur un coup de tête ou pour un petit week-end. Tu vois, quand tu dis que ta vie est dans ta région actuelle, moi je ne pourrais pas en dire autant. Enfin c’est bizarre. Oui, quelque part ma vie est ici, mais elle est ici en ce moment. Et je pense pas que ce moment dure éternellement!

  12. Ragnagna dit :

    J’ai toujours voulu partir vivre ailleurs un temps moi, pour découvrir le monde d’un autre point de vue. Mais le Chti lui ne veut pas partir loin, justement car il veut rester proche de nos familles, pour que l’on puisse continuer d’assister à tous les anniversaires de nos neveux, les Noël etc. Et c’est vrai que voir nos neveux ouvrir les cadeaux via Skype, comme j’étais plus trop déplaçable à Noël, ça fait mal au coeur. Et les enfants grandissent si vite…
    Bref je comprends totalement ton dilemme !

  13. Ginie dit :

    C’est étrange cet article, je te parle un peu de ça dans ma lettre qui est en chemin 😉 Je crois que finalement ce n’est pas le pays qui me manque (car mes amis sont eux en France) mais plutôt mes parents et le fait de pouvoir profiter d’eux au max…. alors je ne sais pas, je me laisse porter par le vent et on verra, ça ne fait que bientôt 2 ans que je suis expat ^^

    • ifeelblue dit :

      ah cool je vais recevoir une lettre hihihi ^^
      oui je te comprends, au final il y a des trucs du pays qui me manquent mais si je rentre un jour, c’est clairement pour me rapprocher de ma famille, et pour aucune autre raison.

  14. Marie Kléber dit :

    Le retour on y pense forcément à un moment donné. Et puis la vie fait le reste. Un jour, on se sent peut-être plus prêts qu’à un autre moment, l’appel du coeur en quelque sorte nous pousse à prendre cet aller simple.

  15. jaiecrit dit :

    Je ne suis pas sure d’être prête pour une expatriation longue durée. J’aime bouger, découvrir le plus possible même si du coup, ça peut devenir frustrant de ne pas poser ses valises, de construire une vie. Je me dis que j’ai le temps encore. Peut-etre que cela changera avec l’âge, les rencontres, les coups de coeur. On verra ou les routes me mèneront. Je crois aussi que l’Europe, l’Occident me manque (et être loin de sa famille et amis, c’est assez terrible. on s’y fait pas vraiment)

    • ifeelblue dit :

      je crois que tant que ça te convient (de bouger beaucoup sans poser tes valises), alors fais-le! ça passera peut-être, mais peut-être pas. J’ai une amie qui a la quarantaine et pour qui c’est toujours le trip. Elle va de destination en destination et ne se pose jamais à long terme, et elle est heureuse comme ça 🙂

  16. heylinaa dit :

    C’est vrai que cela doit être assez difficile d’être « partagée » entre un endroit où l’on se plait bien … et celui où vivent les gens que l’on aime. (dommage qu’il ne soit pas possible de se téléporter.) Perso, ce serait clairement le fait d’être loin de ma famille qui me pèserait le plus. Après, dans ta situation, j’imagine qu’il faudra juste laisser parler ton coeur le moment venu 🙂

  17. cynthia dit :

    Parfois j’ai aussi envie de prendre un aller simple pour rentrer au Canada mais pour moi le problème c’est que je ne suis pas certaine que je retournerais à Montréal près de ma famille et ma famille bouge aussi beaucoup (mon père est absent plusieurs mois par année) donc je ne suis pas certaine d’y retrouver ce que je voudrais y retrouver!

  18. cestmoijasmin dit :

    Je comprends ce que tu ressens, je suis passée par là.
    J’imagine qu’avec l’arrivée d’un enfant, ce genre de réflexion doit s’intensifier. Rien est insurmontable, pas même le retour. Tu rentreras quand tu seras prête. Ou tu resteras au Canada. Tout ça, ça se passe au niveau des tripes 🙂

    • ifeelblue dit :

      c’est vrai, il n’y a rien d’insurmontable!
      est-ce qu’il y a eu un déclic pour toi, quelque chose qui a fait que tu t’es sentie prête à rentrer, ou est-ce que tout s’est fait naturellement?

      • cestmoijasmin dit :

        J’ai senti que j’avais fait le tour et étant célibataire je me suis dis que tant qu’à être seule (la plupart de mes amis repartaient), autant être prêt des miens. Je ne m’imaginais pas non plus avoir une famille là-bas, si un jour j’ai des enfants je préfère qu’ils grandissent en Europe, je me suis rendue compte que ma double culture était très importante pour moi.

        Quand je suis rentrée l’été 2013 à Toronto, je me suis demandée pourquoi je le faisais et c’est là que j’ai compris que le retour était envisageable. Je pense qu’à partir du moment ou on se pose la question, la réponse n’est pas loin.

        Quand j’ai parlé à ma psychothérapeute de mon désir de rentrer, elle m’a dit ne pas être surprise. J’achevais un cycle et j’étais prête à passer à autre chose.

        Évidemment, personne ne peut prendre de décision à ta place. Je te conseille de prendre les choses comme elles viennent et de t’écouter. Le coeur ne se trompe jamais.

        • ifeelblue dit :

          merci beaucoup de partager ton expérience 🙂

          j’aimerais bien avoir la certitude que mon choix est le bon, et que ce n’est pas juste « une phase » de plus. J’ai peur de regretter, si un jour je rentre. Après, pour le sentiment d’avoir « fait le tour », j’ai l’impression parfois de ne pas en être loin.

          En tout cas, en te lisant, ça semble tellement évident, c’est clair que tu as pris la bonne décision! 🙂

  19. La Carne dit :

    Sans être expatriée, je vis du même côté de l’océan que toi. Tu sais mon envie de quitter l’ile. J’aime Paris. Pourtant… parfois, les angoisses sont plus fortes que tout… et je suis convaincue que le retour ne se fera pas sans mal. Je réalise par moments qu’après 12 ans sur l’ile, ma vie s’est totalement reconstruite ici. Mes amis sont ici. Ceux de là bas sont toujours présents… mais… loin d’idéaliser un retour, je sais qu’il sera dur, que les liens auront changé. C’est ici que je fais des repas improvisés. mes amis du quotidien sont ici. Parfois je me dis que ce serait mieux de quitter l’ile pour un autre ailleurs que la métropole. Le rapprochement géographique de la famille est le point le plus noir me concernant. Ne plus pouvoir dire « non, nous ne viendrons pas » aussi facilement, sans se prendre des remarques… me forcer parfois… trop souvent… arf…
    Je ne sais plus. Quitter l’ile oui. retourner là bas… 😦

    Je sais que si c’était possible, si on trouvait un ailleurs pour nous poser pour de bon, pour de bien, je ne retournerai jamais vivre en France. Je sais que c’est pourtant ce qui me pend au nez. Parce que je veux quitter l’ile.

    Ceci dit, je comprends parfaitement que l’idée de savoir qu’on rentrera un jour soit une certitude et soit perçue de manière positive. 🙂

    • ifeelblue dit :

      d’ailleurs ça en est où, le départ? vous avez d’autres pistes? il n’y aurait pas d’autre destination possible que la métropole, une destination qui vous tenterait tous les 2 (ou plutôt tous les 4!)? genre le Canada ^^
      C’est sûr qu’après 12 ans sur l’île, ta vie est là-bas, ça serait même inquiétant si c’était pas le cas. On s’habitue quelque part à la distance, alors je comprends que tu n’envisages pas un retour éventuel comme du bonheur à l’état pur.

  20. Blue Edel dit :

    C’est une GROSSE question… et si vous y pensez tous les deux « des fois », c’est que la question taraude et un jour, derrière les problèmes d’organisation, vous vous la poserez franchement. Là aujourd’hui, il est clair que vous avez d’autres chats à fouetter avec l’arrivée de MiniBlue mais voilà…
    Se ré-adapter… Je ne connais pas le Canada malheureusement, même pas en voyage, mais je sais en vous lisant que j’y aurai des manques évidents (le fromage, ahhhh le fromage…) mais la vie est tellement différente, l’ambiance… En France, il faut pouvoir choisir son territoire. Personnellement les grandes villes m’effrayent de plus en plus, je les trouve vide d’âmes… les gens toujours plus pressés, égoistes, individualistes avec un téléphone greffé au cerveau et ne vivant qu’en mode 2.0… Paris me fait étouffer… Contente d’être partie dans ma petite campagne mais quand même cette mentalité du français raleur (enfin on dit français, mais soyons honnête, pas que ….) …
    Alors le jour où vous y penserez vraiment sérieusement, il vous faudra vraiment vraiment vous poser les bonnes questions et surement prendre le temps de grandes vacances pour savoir si vous seriez bien de nouveau en France….

    • ifeelblue dit :

      on a cette conversation régulièrement depuis des années alors je ne sais pas trop ce que ça donnera au final… mais c’est clair qu’avec Mini Blue, on va attendre un moment avant de bouger où que ce soit de toute façon 😉

      quant au fromage… ahlala… le fromage ❤

  21. […] y a quoi… une semaine? Deux semaines? Je parlais d’un retour définitif en France. Sans date déterminée. Sans rien du tout de déterminé, vraiment. À part l’éventualité […]

  22. Lucile dit :

    J’ai honte je viens seulement de lire ton article et ton « poke »… Faut vraiment que je me remette sur Hellocoton. Je pense que tant que ca ne nous vient pas a l’esprit comme une evidence, il n’y a pas de raison de partir…

    • ifeelblue dit :

      ahah y a pas de souci, pas de raison d’avoir honte 😉
      je pense aussi que tant qu’on est mitigé sur la question du retour, c’est qu’on est pas vraiment prêt. Mais je me demande si on est jamais sur à 100% au final!

  23. minhanh dit :

    J;avais les memes pensees que toi quand je travaillais en chine puis je suis reparti pour mon pays, et ca me fait dechirer enormement

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