Regrette-t-on toute sa vie d’avoir eu des enfants?

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18 décembre 2014 par ifeelblue

regret

C’est la question que je me pose après avoir lu un passage d’un bouquin qu’une amie m’a envoyé. Un bouquin intéressant, au demeurant, qui présente des conseils pour les futurs parents. L’approche des auteurs se veut déculpabilisante et même si la traduction moisie m’a irritée par moment, j’accrochais bien avec le concept de base du livre.

Jusqu’à ce que je tombe sur ce passage dans les dernières pages :

« Ces sentiments mélangés vont et viennent, mais ne disparaissent jamais. Parfois, vous sentirez un regret intense de la vie que vous auriez pu vivre sans enfant. À d’autres moments, ce sera l’envie fugace et douce-amère de retrouver les plaisirs que vous partagiez avec votre partenaire avant la naissance du bébé. Puis, de façon aussi inattendue qu’ils sont arrivés, ces sentiments disparaitront, momentanément, quand vous vous épanouirez dans votre nouvelle famille. Rappelez-vous que ce ne serait pas la vraie vie si vous ne remettiez pas vos choix en question, si vous ne revisitiez pas les chemins pris ou évités et ne pleuriez pas votre vie antérieure. »

C’est bien, c’est super de dire des trucs comme ça dans un bouquin qui s’adresse à des futurs parents, c’est très rassurant…

Monsieur Blue et moi avons énormément réfléchi avant de décider d’avoir un enfant. Ce n’est vraiment pas une décision qui a été prise à la légère. Je ne fais pas partie des gens pour qui un enfant est le rêve de toute une vie. Je n’ai jamais adhéré au « on se marie, on achète une maison, on fait un enfant ». En fait, pendant longtemps, je ne voulais pas avoir d’enfant. Encore maintenant, à 4 mois de grossesse, j’entends parfois une petite voix dans ma tête qui me dit « et si c’était une grosse connerie? ». Mais je mets ça sur le compte de l’angoisse de l’inconnu, la peur de ne pas être à la hauteur. Je fais toujours taire cette voix en pensant à la première échographie, à la première fois où j’ai entendu les battements du cœur de Mini Blue, à toutes ces émotions bouleversantes qui m’ont submergée. Et je me dis qu’une fois que le bébé sera là, oui, ce sera parfois dur (même très dur) mais ce sera surtout un bonheur fou.

Alors quand j’ai lu ces parents affirmer qu’en gros, tu regrettes toute ta vie et quand tu ne regrettes pas, c’est juste momentané… comment dire…

Je me demande si c’est un sentiment général que les parents n’osent pas s’avouer et encore moins crier sur tous les toits. Ou est-ce juste un cas isolé, des parents qui auraient peut-être dû réfléchir à deux fois avant de faire des enfants, qui ont juste voulu rentrer dans le moule sans se demander si ça leur convenait.

Quoi qu’il en soit, j’ai un peu envie de brûler ce livre.

 

 

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76 réflexions sur “Regrette-t-on toute sa vie d’avoir eu des enfants?

  1. Bernieshoot dit :

    la question la plus terrible serait sans doute de regretter de ne pas avoir eu d’enfants…

    • d’accord avec toi !! On peut regretter un quart de secondes parce qu’on est fatigué ou enervé mais pas toute une vie ?!!! ouais brule le ce livre stp !!!
      mwaaah

    • ifeelblue dit :

      ben je sais pas tu vois, parce que si tu regrettes de ne pas avoir eu d’enfants, tu es le seul à en souffrir. Alors que si tu regrettes d’avoir eu des enfants, ce sont eux qui en pâtissent, je pense!

      • Sweet Judas dit :

        C’est une réflexion que je me suis faite aussi. Je suis encore loin d’envisager le fait même d’en avoir à moi mais je n’ai jamais supporté ceux qui osaient dire haut et fort, et devant leurs propres enfants, qu’ils avaient un peu une vie de merde et qu’ils auraient mieux fait d’y réfléchir à deux fois avant de mettre bas. En gros.
        Que tu le regrettes d’avoir des enfants, soit, à ta guise mon bon Monsieur. Mais par contre, le leur reprocher ouvertement alors que, techniquement, ils n’ont jamais demandé à être là au final, j’ose même pas imaginer les ravages que ça peut faire sur n’importe quel être humain, adulte comme enfant. Reprocher à quelqu’un d’exister, c’est quand même le summum de l’égoïsme. Je comprends pas qu’on ne puisse pas avoir un minimum de recul là-dessus en fait…

        Mais bon, je suis « jeune et sans enfants » qu’on me dit. Alors ptêtre que j’ai pas eu la grande révélation et que j’suis juste trop naïve, on sait pas 😀

        • ifeelblue dit :

          je suis d’accord avec toi! qu’on regrette c’est une chose, mais qu’on clame haut et fort ses regrets devant ses enfants, là c’est vraiment abusé et à la limite de la maltraitante psychologique je trouve.

    • Poumerol dit :

      On ne peut pas regretter quelque chose qu’on ne connaît pas et qu’on a pas eu… Personnellement, je n’en veux pas, j’ai 34 ans et franchement pas de regrets en vue!

  2. Madame Ananas dit :

    Le pire dans l’histoire est de savoir que ton pere, ta mere ou les deux, regrette de l’être… Je sais que c’est le cas pour mon mari. Son pere visiblement est dans cette pente « pourquoi j’ai eu des enfants? » et ils nous sort de temps en temps des petites phrases comme quoi la vie de couple c’est mieux, que tu peux plus rien faire avec des enfants, qu’il faut profiter pour voyager, pour sa carriere, d’etre libre… Bon maintenant ils sont grands ses fils mais je sais que ça fait mal quand meme à mon mari quand il entend ça…

    Mais par contre, je pense pouvoir dire sans souci que sa mere ne regrette pas du tout… elle attend les petits enfants avec grande impatience!

  3. pomdepin dit :

    Franchement, tu crois que j’en aurais 5 si je regrettais? 😀 puet etre qu’en voulant deculpabiliser, les auteurs ont utilisé des mots depassant leur pensee. En tout cas j’espere, parce que s’il ont des enfants, ça va leur plaire.

    Surput ne fais pas attention a tout ce qu’on peut lire, tu trouveras tout et son contraire. Suis ton feeling et tout ira bien!

    • ifeelblue dit :

      les auteurs ont deux enfants, et ouais, ça va leur faire plaisir quand ils liront ça!
      j’ai pensé à toi quand j’ai lu ça, je me rappelais que tu m’avais dit de ne pas lire de bouquin sur la grossesse etc… et tu avais raison! ^^

  4. J’ai une amie qui vient d’avoir un bébé, il a deux mois. Elle me dit que sa vie d’avant lui manque, que les moments seuls avec son mari sont devenus rares, que c’est dur. Mais c’est juste une question d’adaptation, au début c’est difficile, comme tout ce qui est nouveau. Il me semble normal de ressentir ce qui est décrit dans le paragraphe, après je n’ai pas d’enfant, mais en tout cas ça ne me choque pas plus que ça, ça me semble plutôt sain même ! Sans doute est-ce plus facile d’avoir un seul enfant que deux trois ou plus…

    • ifeelblue dit :

      je pense que la 1ere année, ça doit vraiment être le plus dur, niveau adaptation. Car la vie est complètement chamboulée, faut retrouver des repères, etc. Donc avec un bébé de 2 mois qui ne fait surement pas encore ses nuits et tout, je comprends qu’il y ait des moments de découragement! après, si c’est un découragement permanent, c’est tout de suite plus dommage :/

      • Oh non je ne pense pas que ce soit un découragement permanent du tout, ce n’est pas ce qui est écrit dans le paragraphe. Mon amie est très heureuse d’avoir un enfant et son mari aussi alors qu’à la base lui n’en voulait pas, comme quoi….

        • ifeelblue dit :

          non je pense pas non plus que ce soit le cas de ton amie, d’après ce que je peux voir autour de moi, la 1ere année est vraiment intense et crevante, je crois que c’est un peu un passage obligé 😉

  5. Ragnagna dit :

    Bien sur qu’il y a des matins de merde où l’on regrettera d’avoir fait le choix d’avoir un enfant, je suis sûre que ça arrive à tous les parents moi. Et à un mois de passer de deux à trois je me dis que nos moments à deux vont me manquer.
    Mais après il y a plein de moments sympas aussi, se voir soi et son conjoint dans le petit, voir son conjoint s’occuper de son petit, tout l’amour que l’on peut avoir pour ce petit truc que l’on a créée, etc.
    Comme dit ma mère c’est 50% d’emmerdes et 50% de bonheur, comme la vie en somme 🙂
    Il y avait eu un article sur Rue89 sur les femmes qui regrettaient d’avoir eu des enfants (http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/31/etre-mere-regretter-suis-fait-enfant-dos-254480).

    • ifeelblue dit :

      ah oui je l’avais lu cet article!
      je pense aussi qu’il y a forcément des moments de découragement, des moments où on est à bout, surtout au tout début en fait, quand on est dans la phase d’adaptation… mais je me dis aussi que c’est tellement de bonheur aussi, pour compenser, et j’imagine que les moments de bonheur font oublier tout le reste 🙂

      • Ragnagna dit :

        Bouh t’as vu les ados sinon ? Certains ne donnent pas envie du tout !!! 😛 Au moins un bébé c’est mimi tout plein 😆
        L’important c’est que l’on y trouve plus de bonheur que de déplaisir, et là je peux te dire que ma maman ne regrette pas du tout d’avoir fait une fille il y a 28 ans et qu’elle piétine d’impatience à l’idée de voir sa petit-fille 😉 Ça doit donc pas être si terrible !!

  6. Je pense qu’il faut un temps d’adaptation à tout et puis, même si regret il peut y avoir à certains moments, l’amour d’une famille remportera le dessus.
    Je dis ça même si moi-même, je ne veux pas d’enfants. xD
    Sinon, je me rappelle d’un épisode des Simpson où Marge revoit son amie de la fac qui a réussi dans sa carrière et elle était un peu en colère car elle s’était dit qu’elle aussi, elle aurait pu avoir une grande carrière si elle n’avait pas fondé de famille…
    Mais après, elle s’est rendue compte qu’avoir une famille était importante à ses yeux et que même si elle n’a pas réaliser la même carrière que son amie, sa plus belle carrière, c’est sa famille.
    =)

  7. lexieswing dit :

    C’est marrant quand je lis le passage dont tu parles je comprends l’inverse : il peut y avoir des moments fugaces où l’on regrette de les avoir eus et puis la vie reprend son cours…
    Pr le moment ça ne m’est pas arrivé. Je me sens un peu bloqué parfois, pr des choses futiles, comme un nouveau resto que je ne pourrais pas tester tout de suite ou une grasse mat que j’aimerais faire, mais ça s’arrête là. Une amie a eu une grosse remise en question apres qq années, mais c’était généralisé : elle voulait revenir à sa vie d’ado, sans responsabilités, sortir qd elle voulait, et forcément ça ne correspondait pas à sa vie de mère… Depuis elle a changé sa manière de vivre, a retrouvé du temps pr elle et pr voir ses amis, et ça semble aller Bcp mieux.

    • ifeelblue dit :

      ah c’est marrant qu’on ait pas compris la même chose!
      je pense que c’est normal de se sentir parfois bloqué, parce qu’il y a des contraintes liées au fait d’avoir un enfant, mais le passage du bouquin m’a semblé tellement déprimant! Après, ça dépend aussi de si on se sent bien et épanoui de façon générale, comme pour ton amie pour qui, au final, cette « crise » ne concernait pas juste son rôle de mère.

      • lexieswing dit :

        Je crois qu’en tout cas il ne faut pas hésiter à faire une pause quand on en a marre, trouver une bonne âme pour garder l’enfant et prendre du temps pr soi, pr un aprem ou plus. Ce n’est pas parce qu’on les a voulus qu’il faut culpabiliser de vouloir passer du temps sans eux. J’ai l’impression que beaucoup de gens en ont marre parfois, et se flagellent immédiatement d’avoir eu de telles pensées, alors que c’est bien normal de vouloir être un peu seul… Ça ressource, ça permet de ressentir ce manque que tu ne sens plus lorsque tu es 24h sur 24 avec tn gamin…

        • ifeelblue dit :

          je pense que c’est très important de se réserver du temps pour soi et de ne pas vivre uniquement dans son rôle de parent, parce qu’on ne se réduit pas à ça, enfin selon moi. Donc comme tu dis, faire en sorte de faire de passer du temps seul (ou en couple), parce que si on se sent bien en tant que « personne », ça doit être plus facile de bien se sentir en tant que « parent ». 🙂

  8. Distrayante dit :

    Bien sur qu’on peut le regretter, tout est possible. Mais je pense que chaque parents le vit différemment. Et puis, si tu n’idéalises pas ta vie avec enfant, tu ne pourras pas être déçue.
    Il y a pleins de gens qui font un deuxième enfant 10, parfois 15 ans après le premier. C’est bien la preuve que tout le monde ne le regrette pas.

  9. La Fabrique de Lo dit :

    Ce livre semble assez dur! Oui il est tout a fait normal de regretter certains moments (les cinés, les resto, les dimanches à larver…) mais en contre partie tu gagnes tellement de moments merveilleux! Pour ma part, c’est impossible d’imaginer ma vie autrement même si je suis parfois épuisée..

  10. Wondersissi dit :

    Je trouve que ce que dit le passage, pour moi, c’est surtout qu’on regrette sa vie d’avant, et oui c’est vrai. Ça fait 4 ans que je n’ai pas fait de nuit normale, et quand le matin il nous réveille aux aurores, je pleure mes grasses mat. Je pleure mes après-midi expo/cinoch, je pleure mes moments en amoureux, je pleure cette insouciance qu’on avait et qu’on n’aura plus… Alors oui, on regrette par moments sa vie d’avant et oui c’est normal, mais des qu’ils sont la, on ne regrette jamais de les avoir fait!! Jamais!!

    • ifeelblue dit :

      mais voilà, il y a une sacrée nuance: regretter des trucs de la vie d’avant (plus de liberté et d’insouciance, en gros), mais sans pour autant regretter le choix d’avoir fait un enfant!

      • Wondersissi dit :

        Ben c’est en effet là toute la complexité du truc parce que c’est quand même eux qui font que tu n’as plus cette vie et en même temps tu donnerais tout ce que tu as pour que jamais on ne te l’enlève!! Bref, c’est pas parce que tu deviens parent que tu deviens forcément sage et cohérent en même temps!! 😉

  11. TheMouse dit :

    Moi je ne regrette pas ma vue d’avant car j’ai bien profité avant… C’est sur qu’avec des enfants (oui je suis multirecidiviste et tres fiere de l’etre!!!) tout change… Mais on s’adapte et on fait d’autres choses geniales aussi!
    Il ne faut pas esperer faire comme avant pour ne pas aller a l’echec… Mais au contraire se creer cette nouvelle vie et c’est top (meme si on a parfois des envies de meurtre et qu’on se demande quel enfant on va prendre pour taper sur l’autre quand ils se chamaillent!!!)

  12. Voilà une vision bien pessimiste de la parentalité !!!
    Alors, mon expérience de mère de 3 enfants plus si petits… c’est que parfois tu te dis qu’un point précis de ta vie serait plus simple s’ils n’étaient pas là à te créer des contraintes (du genre où tu ne peux pas les déposer avant 7.30 à l’école, que tu dois être en réunion à 9.00 et que tu as 1h30 de trajet quand tout va bien… ben s’ils n’étaient pas là, tu partirais 20 min plus tôt et hop, ce serait réglé), ou alors tu aimerais qu’ils oublient un peu que tu es là (au bout du 25e « Maaaaaammmmmaaaaaaannnnnn !  » dans le 1/4 d’heure).. mais de là à dire que tu regrettes qu’ils soient là, c’est quand même drôlement fort !!!
    Bref, même si parfois ils me font suer, même si parfois ils sont pénibles (ou malades ou les 2..), même si parfois c’est un vrai casse-tête de s’organiser entre l’école, le boulot et les activités, même si parfois tu rêves de passer une matinée tranquille.. et bien globalement, c’est quand même surtout du bonheur, des calins, des mots tous doux… et ça, ça fait passer tout le reste aussi vite que c’est venu !
    Et puis, le ciné, le resto, les expos, il est toujours temps de recommencer quand ils grandissent (et ça vient vite !), soit avec eux, soit en prenant une baby-sitter…

    • ifeelblue dit :

      ça me rassure de lire des témoignages comme le tien, j’avoue, parce que ce bouquin m’a bien fait flipper! en fait, ce que j’imagine, c’est ce que tu décris: des emmerdes parfois, des contraintes, mais tellement de bonheur en contrepartie!

  13. Hara-Kiri dit :

    Mes filles sont adultes, alors on peut penser que j’ai oublié, mais non! Je me rappelle les biberons de nuit, les otites ou autres gastros de nuit (toujours!), les hospitalisations, les chagrins d’amour, les crises d’adolescentes, les galères d’apprenties adultes mais jamais, jamais je n’ai regretté! Je me rappelle aussi les câlins, les confidences, les fous rires, les petites larmes versées quand elles ont un mot gentil…. Plein de choses qui remplissent une vie. Une vie bien triste et plate sans elles.
    PS: Arrête de lire!!!!!!!!!!

  14. Catwoman dit :

    Il m’arrive souvent de re-penser à ma vie d’avant : jamais besoin de planifier, pas de soucis, la liberté … C’est sûr que rien n’est plus pareil. Oui, c’était bien mais c’était une autre vie. Une vie que j’ai vécue, qui a fait son temps.

    Mais à AUCUN moment, je n’ai regretté mes 2 coups de tête. A aucun, c’est clair, net et précis. J’ai aujourd’hui une autre vie, avec 2 bouts de chou qui m’émerveillent chaque jour.

    • ifeelblue dit :

      c’est ça, une vie différente, mais c’est bien aussi, le changement! quand je vois déjà à quel point mon cœur a chaviré lors des premières échographies, je me dis que quand on tient son bébé dans les bras, ça doit être juste magique, quoi qu’il arrive.

  15. fedora dit :

    Je ne dirais pas « regret »… c’est un mot fort ! A bannir ! Comment regretter d’avoir eu des enfants… Maintenant, se dire que oui, sans enfant(s), on aurait plutôt fait telle ou telle chose, c’est possible ! Mais ce ne sont vraiment pas des regrets !!! Et honnêtement, je connais plus de personnes qui sont dans le cas inverse : regret de ne pas avoir eu d’enfant… Les termes de ce livre me semble bien maladroit…

  16. Lylou dit :

    Le titre de ton article m’a interpellée. Tout ce que je peux te dire c’est que comme toi je ne voulais pas particulièrement d’enfant. Notre décision a été murement réfléchie. J’ai eu énormément de doutes pendant ma grossesse, des peurs les premiers mois avec ma fille. Mais jamais, vraiment jamais, je n’ai eu cette pensée. C’est la plus belle chose que j’ai faite dans ma vie et je ne la regretterai jamais. Par contre je peux imaginer ce qu’aurait été ma vie sans enfant et elle aurait bien… Différente c’est tout. Mais pour rien au monde je ne ferais machine arrière.
    Et je ne pense pas non plus que ce soit un sentiment général que les parents n’osent pas s’avouer… Les propos de ce livre me semblent maladroits. Oublies les !

  17. Marie Kléber dit :

    Moi aussi c’est le mot regret qui me déplait. Bien entendu la vie sans enfants et avec enfants n’est pas la même.
    Comme dit précédemment, parfois il y a des choses que je voudrai faire, comme avant, mais que je ne peux pas faire. Parfois, ma situation de maman seule me perturbe encore un peu. Ce qui n’empêche que quand je regarde mon petit homme, j’oublie tout le reste.
    Si il y a des parents qui regrettent, c’est bien dommage pour eux, mais surtout pour leurs enfants.

  18. Moi je n’ai pas encore d’enfants et je n’ai pas la réponse à cette question, mais j’ai un avis sur le sujet 🙂

    Je pense que nous vivons dans une société où il est impensable / inacceptable / intolérable de pouvoir avouer qu’on regrette son choix d’avoir fait des enfants. Cela ne concerne peut-être qu’un infime pourcentage de parents, et tant mieux, mais je suis persuadée que des gens vivent ça et je trouve ça dommage que nous ne soyons pas plus ouverts et prêts à accepter que ce puisse être le cas.

    Cela doit être la cause de grande souffrance, de culpabilité et d’exclusion. Très peu de gens feront l’effort de comprendre ou se mettre à leur place. On criera au scandale, on jugera, et on essaiera de les convaincre que c’est merveilleux, et qu’il faut voir le bon côté etc etc…

    Mais comme le disais très justement un commentaire un peu plus haut, Chaque expérience est différente, et cela englobe probablement des couples ou des personnes qui ont de vrais regrets.

    • ifeelblue dit :

      oups ton commentaire était dans les « indésirables », je viens de le voir, désolée!

      je suis d’accord avec toi, je pense que c’est une réalité et c’est aussi un énorme tabou, et perso ça m’intéresserait d’avoir des statistiques à ce sujet. Ça me fait penser à un article que j’ai lu il n’y a pas si longtemps sur le tabou parmi les parents qu’est d’avoir un enfant préféré.

      Personnellement, je ne juge pas et je trouve ça surtout très triste pour les enfants, parce que c’est eux qui trinquent le plus dans l’histoire. Par contre, je trouve que ce genre de propos n’a pas vraiment sa place dans un bouquin qui s’intitule « 100 trucs et astuces pour les nouveaux parents », ou alors il aurait fallu y dédier un chapitre en poussant un peu plus la réflexion, plutôt que de caler ça entre les voyages avec un bébé et les conseils de la belle-mère 😉

  19. blueedel dit :

    Tu veux que je te dise… Moi la nana divorcée qui a raté sa vie, ses rêves… Si il y a UNE chose que je ne regrette pas, pire si il y a une chose que jai réussi vraiment… ce sont mes enfants… Des angoisses, des peurs, des énervements, de la fatigue mais la contrepartie détrônent tous les points noirs et je suis loin loin de regretter 😉

  20. Je me suis posée la même question quand j’étais environ 3 mois de grossesse « Mais si c’était une connerie » puis au fil des mois je me dis que non c’est probablement le plus grand défi d’une vie car on peut pas renoncer au rôle de maman une fois qu’on en a marre qu’on se sente débordée. Bien sur je ne me voile pas la face, je serais fatiguée je rêverai d’avoir une nuit de sommeil, des moments en amoureux, des soirées insoucieuses. Mais je me dis que les deux sont compatibles faut savoir trouver le bon équilibre la bonne organisation. Et puis ça se saurait si c’était aussi cruel, le monde ne serait pas autant peuplé.

  21. Goblin dit :

    C’est la première fois que je poste sur ton blog mais j’avais envie de réagir sur cet article que je trouve intéressant. Mon fils aura 2 ans le mois prochain et j’ai souvent la nostalgie de notre vie à deux d’avant, mais ce n’est que de la nostalgie. Pour rien au monde, je ne voudrais revenir en arrière et faire un choix différent car je sais que je ne le ferai pas ce choix différent. Cet enfant, on l’a voulu intensément et je ne pourrais plus vivre sans lui. Après, je repense souvent à avant quand je rentrais du boulot, gelée par le froid et que je pouvais directement me jeter sous une douche chaude, quand je pouvais aller me coucher sans me demander si j’allais pouvoir dormir jusqu’au matin, etc. Donc je dirais que c’est normal d’avoir une nostalgie de notre vie d’avant, comme quand on regrette l’insouciance de notre enfance, mais ça n’enlève rien à l’amour que je porte à mon fils. D’ailleurs, on compte bien remettre ça ! ^^ Et puis, je sais qu’un jour on se retrouvera à nouveau tous les deux, dans un quotidien plus « tranquille » et en attendant, on essaie de profiter de notre petit bout et de ce bonheur en famille. Je te souhaite un bon réveillon ! 🙂

    • ifeelblue dit :

      oui c’est sur qu’il y a des moments où on doit se dire que c’était plus simple avant, mais le mot « regret » est quand même très fort! en plus comme tu dis, ça passe tellement vite, et ensuite on se retrouve avec des ados qui veulent leur indépendance à tout prix! 😉

  22. Cleophis dit :

    Je pense que tu as lu le livre de travers. On ne regrette pas toute sa vie mais on a des phases de regret toute sa vie que l’on oublie ou zappe parce que bon… les enfants sont là, c’est trop tard, lol! Je comprends tout à fait ce que dit l’auteur parce que je le vis: j’ai deux enfants et des fois ils m’usent tellement que je me demande vraiment ce qui m’a pris de tomber enceinte. Et puis quand ils viennent faire des câlins et jouent ensemble, on se dit que sans eux, on ne serait rien. C’est normal et c’est justement le but du livre: déculpabilisez les parents qui penseraient la même chose dans des moments de fatigue ou de stress. 😉

    • ifeelblue dit :

      ben des « phases de regret toute sa vie », c’est bien ce que j’avais compris et je trouve ça pas très réjouissant! c’est vraiment le mot regret qui me pose problème, je trouve que c’est très fort quand même, et dire à des futurs parents qu’ils vont plus ou moins regretter toute leur vie, perso ça me déculpabilise pas, ça me terrifie!

  23. La Carne dit :

    regretter? non. Mais certains jours être à bout et se dire que la vie aurait été différente sans eux, plus libre… sans aucun doute. ça n’enlève rien au sentiment que j’ai pour eux. C’est juste que parfois la saturation est forte. Mais ça passe. Un sourire, un mot, un geste… et hop… on se dit qu’on aurait eu une vie bien fade sans eux… moins fatiguante sans doute aussi. 🙂

  24. doume dit :

    J’ai souvenir de mon père, âgé alors de plus de 80 ans, me disant « la plus belle partie de la vie, c’est quand on a les enfants ».
    Je dirais la même chose, même si j’ai moralement souffert terriblement quand l’ainé a été gravement malade à 2 reprises.
    Les enfants ont quitté la maison, ça a fait du bien pour notre vie de couple (sexuelle aussi 🙂 ) mais je regrette toujours le temps où ils étaient à la maison, même si je suis contente pour eux.

  25. […] l’amitié, le fait de retourner dans la maison de son enfance et aussi beaucoup sur le fait de regretter ses enfants (c’est même assez effrayant). Mais il y a aussi des recherches plus marrantes ou originales, et […]

  26. Anonyme dit :

    Bonjour ifeelblue je suis tombée sur ton blog car enceinte de 3mois j’ai une extrême anxiété de savoir si je ne suis pas entrain de gâcher ma vie à avoir un enfant à 39ans.tout comme toi j’étais ambivalente tout ce temps à savoir si j’aurai un enfant,,bref j’ai honte de dire qu’après avoir fait de la fécondation un vitro,,d’avoir un sentiment assez fort quand meme de vouloir changer d’idée,,je suis une fille fragile côté anxiété et dépression…j’aimerais connaître ton verdict depuis le temps tu as accouché! Merci

    • ifeelblue dit :

      salut! 🙂
      alors on est tous différents et je ne peux pas te donner de conseil dans un sens ou dans un autre car tu es la seule à savoir ce que tu veux vraiment. Mais je peux te dire que j’ai eu des doutes pendant à peu près toute la grossesse, en me disant parfois « j’espère que je regretterai pas », ça venait et ça passait. Les premiers mois après l’accouchement ont été compliqués, genre les 6 premières semaines. Et puis maintenant, Mini Blue a 9 mois et ça fait belle lurette que je n’ai plus aucun regret et au contraire, je suis tellement heureuse d’avoir ce petit bout de bébé qui me fait ressentir des choses que je n’aurais jamais crues possibles. 🙂

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